Carcel de Quezaltepeque Language: Spanish
.
.
La M18
Es una de las dos más grandes maras que controlan en paisaje urbano en America Central, como la MS13, se encuentra por todas partes, en San Salvador, pero también en Honduras y Guatemala. Son miles los que dicen pertenecer a la M18, y pertenecer es el término justo porque una vez dentro no se puede salir de las maras.
Algunos, sin embargo lo consiguen metiéndose en sectas cristianas, estos son, por decirlo de alguna manera, indultados por sus compañeros de mara, los otros se la juegan si quieren renunciar a su pertenencia, para ellos renunciar es como renegar y eso se paga con la vida.
Para entrar en una mara hay que aceptar sus leyes y sus códigos particulares, también hay que matar, preferentemente un miembro de la mara rival.
También el marero a de ser fiel a su organización y a la jerarquía que la estructura, además del asesinato ritual, deberá pasar una iniciación iniciática que consiste, para la M18, en recibir una paliza: patadas y puñetazos, por todo el cuerpo, durante 18 segundos; sus mismos compañeros se encargaran de dársela.
Los mareros se comunican a través de un lenguaje específico al grupo, también utilizan un lenguaje gestual codificado que se expresa con manos y dedos.
La mayoría de los mareros se pasan el tiempo luchando con los mareros rivales, drogándose y robando: - extorsiones callejeras, ataques a mano armada, venta de droga son las ocupaciones cotidianas de los miembros de la M18, muchos son matados, y muchos otros son arrestados y condenados a duras penas de prisión. Los mareros están encerrados en prisiones según sus maras, por razones evidentes de seguridad no se encierran los de diferentes maras en el mismo centro de detención, así los de la M18 están en la prisión de Quezaltepeque.
Esta prisión con una capacidad de 360 contiene 837 prisioneros, 97 de entre ellos son mujeres, mareras y 13 de ellas viven con sus hijos nacidos en prisión
En las prisiones de El Salvador los detenidos tienen derecho a tener relaciones sexuales, sea con personas del exterior o con otros detenido(a)s, en lugares íntimos, y esto una vez al mes, o todos los quince días para los prisioneros modelos. Por eso los mareros encarcelados se reproducen. La ley permite a las mujeres guardar sus bebés si han nacido en la cárcel hasta que cumplan cinco años, pasada esa edad son remitidos a la familia de la madre o del padre.
Hay en la cárcel actividades que permiten la reinserción de los prisioneros, estos últimos pueden aprender a leer y escribir, también pueden aprender un oficio en los talleres de carpintería, producción de marcos, de hamacas y otras muchas actividades susceptibles de ayudarles a reintegrarse en la sociedad. Sin embargo los medios puestos a disposición son escasos y los prisioneros tienen pocas posibilidades de vender el fruto de su trabajo en el exterior por falta de estructuras adecuadas.
Las maras han sido fuertemente reprimidas durantes los últimos años de gobierno del partido ARENA, leyes inconstitucionales fueron promulgadas y permitieron el arresto arbitrario de miles de mareros, arrestados por “la cara”, por el look: - tatuajes y comportamientos peculiares eran suficientes para ello, luego los mareros eran condenados después de haber pasado por juicios sumarios.
No obstante, y en contra de las expectativas, en lugar de desaparecer, la violencia se multiplicó así como los mareros, hoy las maras son aún más potentes que antes y el conflicto social se ve incrementado.
Por otra parte, los mareros se han adaptado a la represión, fundiéndose en la masa urbana, ya no se tatúan y tampoco se visten de manera ostentatoria.
La oligarquía salvadoreña acapara aún la mayoría de las riquezas del país, el pueblo vive en una pobreza estructural y las maras son la expresión de esa injusticia, y uno no puede dejar de pensar que el enfrentamiento entre maras y la violencia que sufre la población están favorecidos por la política implementada desde el poder, ya que siempre que el pueblo llano siga aniquilándose la oligarquía podrá dormir tranquila.
A pesar de todo con la llegada al poder de Mauricio Funes, ha nacido la esperanza.
Prison de Quesaltepeque Language:French
La M18
est l'une des deux bandes ou "maras"qui contrôlent le paysage urbain en Amérique Centrale, comme la MS13, on la trouve partout, à San Salvador mais aussi aux Honduras et au Gautemala. Ils sont des milliers qui se disent appartenir à la M18, et appartenir est le terme exact car une fois dedans on ne peut plus sortir des maras. Certains y arrivent en rentrant dans une secte chrétienne, ceux-là sont pour ainsi dire grâciés par leurs compagnons de mara, les autres se jouent la vie s'ils veulent renier leur appartenance. Pour faire partie d'une mara il faut en accepter les lois et les codes particuliers, il faut aussi tuer, de préference un membre d'une mara rivale.
De plus le marero devra fidélité absolue à son organisation et à la hierarchie qui la structure, à part le meurtre, il devra passer par une initiation rituelle qui consistera, pour rentrer dans la M18, à recevoir des coups de pieds et de poings sur tout le corps pendant 18 secondes, ses futurs compagnons se chargeront de la râclée.
Les mareros se communiquent à travers un langage particulier au groupe, ils utilisent aussi un langage gestuel codifié construit avec les mains et les doigts. La plupart des mareros passent leur temps à lutter avec les mareros rivaux, à se droguer et à voler. Racket dans les rues, attaques à main armée, vente de drogue sont les occupations quotidiennes des membres de la M18, beaucoup sont tués, de nombreux autres sont arrêtés et condamnés à de sévéres peines de prison. Les mareros sont enfermés dans les prisons qui correspondent à leur bande, pour des raisons évidentes de sécurité ils ne sont pas enfermés dans un même centre, ceux de la M18 sont enfermés à Quezaltepeque. Cette prison d'une capacité de 360 places contient 837 prisonniers, 97 sont des femmes, des mareras et 13 d'entre elles vivent avec leurs enfants, nés en prison.
Dans les prisons de El Salvador il est possible pour les détenus d'avoir des rapports sexuels,soit avec des personnes de l'extérieur, soit avec d'autres détenu(e)s, dans des lieux intimes et cela une fois par mois, une fois tous les 15 jours pour ceux qui sont des prisoniers modèles. C'est pourquoi les mareros en prison se reproduisent, la loi permet aux femmes de garder leurs bébés s'ils sont nés en prison, et cela jusqu'à ce qu'ils aient cinq ans, après quoi ils sont donnés à la famille de la mère ou du père.
Il ya des activités qui permettront la reinsertion des prisonniers, ces derniers peuvent apprendre à lire et à écrire, ils peuvent aussi apprendre un métier dans les divers ateliers; menuiserie, production de cadres, de hamacs, sont quelques unes des activités que l'ont peut y réaliser. Néanmoins les moyens mis à disposition sont dérisoires et les prisoniers n'ont que très peu de possibilités de vendre leur production à l'extérieur, aucune structure n'étant organisée pour l'occasion.
Les maras ont subi une forte répression ces dernières années alors que le parti ARENA était au pouvoir, des lois anticonstitutionnelles furent votées et permirent l'arrestation arbitraire de milliers de mareros, on les arrêtait simplement pour leur look, tatouage et comportement, puis ils étaient condamnés au cours de procés sommaires. Contrairement à ce qui était prévu, au lieu de disparaître, la violence se multiplia ainsi que le nombre des mareros, aujourd´hui les maras sont toujours plus puissantes et le conflit social en est exacerbé. Par ailleurs, les mareros se sont adaptés à la répression, aujourd'hui ils se fondent dans la masse, ils ne se tatouent plus et s'habillent de manière moins voyante.
L'oligarchie salvadorienne possède toujours la plupart des richesses du pays, le peuple vit dans une pauvreté structurelle et les maras sont l'expréssion de cette injustice, mais on ne peut que se demander si l'affrontement entre les maras et la violence que subit la population ne sont pas favorisés par la politique du pouvoir, car tant que les petites gens s'entretueront l'oligarchie pourra dormir tranquille.
Malgré tout avec la prise du pouvoir par Mauricio Funes et le FMLN une espérance est née.
Reportage : Herman Campos.El Salvador.Prison de Quezaltepeque.Mars 2009.
Ecrit par : Pedro Campos Cuevas.