Je m'appelle Herman Campos,

et suis depuis toujours amoureux de l'image, celle qui permet une approche subtile de la realité et rend possible la rencontre avec les propres émotions et sensations de chacun.

C'est peut-être pourquoi, quand je voyage j'essaie de refléter le monde magique, contradictoire et familier qui nous entoure à travers des images qui le définissent.

Parce que l'être humain se réalise dans l'expérience partagée et que l'échange de visions particulières lui permettent d'ouvrir le champ de son vécu, j'ai choisi de ne pas m'arrêter à des considérations intellectuelles ou des réflexions abstraites, mais au contraire d'essayer de transmettre le ressenti personnel dans ma relation immédiate avec l'environnement.

C'est peut-être ce qui caractérise le mieux mes photos, cette recherche d'une symbiose avec le sujet et le monde énigmatique qui le produit, la recherche d'une vision spontannée qui interpelle l'observateur tout en le faisant participer à son esprit.

 

 

Je suis un nomade,

habitué depuis mon enfance à parcourir le monde car le monde est ma maison, tout en lui m'intérèsse, depuis les indiens oubliés d'Amérique Centrale jusqu'à ces vagabonds célestes qu'on appelle sadhus et qui se baignent dans les eaux sacrées du Gange. 

Cet hiver dernier, voulant témoigner sur la société cubaine je me suis retrouvé aux Caraíbes, puis ce fut le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Guatemala, les Honduras et El Salvador. Si dans les premiers pays cités je fus séduit par les hommes vivant en harmonie avec la nature exubérante qui les environne, à El Salvador ce fut l'actualité politique qui  attira mon attention.

Travaillant en free-lance puis comme journaliste pour le quotidien "elfaro.net", je suivis la campagne présidentielle du candidat du FMLN Mauricio Funes, actuel president d'El Salvador, puis, conscient des contradictions de la société salvadorienne, je fis de nombreux reportages sur les sujets brûlants qui concernent celle-ci, notamment sur les "maras" ou bandes armées, qui contrôlent et rackettent les quartiers pauvres, ainsi que sur les prisons où s'entassent des milliers d'hommes et de femmes; enfin, sur ma lancée, je parcourus les rues et autres lieux reculés de la capitale en compagnie de la Brigade de Choc 911, préposée aux homicides et autres violences quotidiennes. Une sacrée expérience de la vie et de la mort dans un pays où on ne fait pas beaucoup de différence entre les deux.

 

Il y eut aussi l'interview du présumé fondateur des gangs de la M18 au Salvador : Carlos Ernesto Mojica Lechuga, interview réalisée dans la prison de haute sécurité de Zacateculuca, à travers de laquelle j'ai essayé de donner la parole à ceux qui se trouvent du mauvais côté de la barrière.

Voilà pour mes derniers reportages. D'autres suivront et j'espère qu'ils vous intérésseront au moins autant que j'ai eu intérêt à les faire.

Ciao.

 

 

 


Herman Campos
Né le: 07.08.1983

 

Matériel : Nikon.

Profession: Photographe, Reporter Free-lance.