Kuna Ayala


 

Quelque part sur la mer des Caraïbes,

existent des îles ignorées du monde oú survit le peuple des Kuna Ayala, indiens autochtones de la zone de San Blas.
Ces îles vierges, couronées de montagnes et envahies par la jungle tropicale oú serpentent des rivières qui se jettent dans l'Océan, sont riches en faune et flore sauvages que seuls les indigènes connaissent.
Il y a 360 îles, les hommes et femmes qui les habitent y vivent en complète autarcie, ce sont les indiens Kuna, peuple constitué par 50 communautés, gouvernées chacune d'elles par 6 chefs, 6 sages de chaque tribu qui essaient de résoudre les problèmes quotidiens de leur peuple.
Les Kuna sont des gens simples, ils ont une hygiène de vie saine, les hommes ont pour activités principales la pêche et la récolte des noix de coco, les femmes se consacrant au tissage et à la confection de bracelets traditionnels.
Ils vivent en parfaite harmonie avec la nature, sont peu entreprenants et pratiquent une philosophie de l'existence basée sur la non-violence et le respect de leur eco-système: la mer et les îles magnifiques qui leur permettent de survivre. Jouissant par ailleurs d'un climat bénévole, ils profitent de la qualité d'une vie simple qui ne s'encombre pas de besoins superflus.
Les Kuna Ayala croient en un Dieu qui leur est propre, Babdumad (Grand papa), Etre spirituel qui est prèsent en toutes choses: ciel, nature, mer, cosmos,etc. Les Kuna se considèrent un peuple privilégié, ils sont le peuple élu par Babdumad, ils racontent que ce dernier a élu leur race indigène parmi tant d'autres, parceque'ils seraient plus évolués et auraient compris le sens d'une vie vécue en symbiose avec le monde naturel.
Parce qu'ils sont le peuple élu, les Kuna ne se mélangent avec les autres peuples, ils pensent que leurs tribus doivent rester unies et interdisent le mariage avec des étrangers, condition sine qua non pour pouvoir se réunir avec leur Dieu une fois leur vie terminée dans ce monde.
Car les Kuna ne croient pas à la Mort, ils pensent que quand quelqu'un meurt c'est comme s'il s'était endormi pour toujours, car ce qui meurt est la matière et uniquement elle, le côté physique de l'être, et en vérité cette personne est passée de l'autre côté de la vie, dans une autre dimension oú règne l'esprit, un second plan de l'existence d'oú ils peuvent voir et toucher les vivants, ils croient de même que leur esprit est éternel.
Les Kuna ont des guérisseurs qui travaillent pour le Bien, qui connaissent le pouvoir des plantes et pratiquent une médecine liée au monde des esprits, aussi bien des humains que des animaux.
Cependant la sorcellerie est interdite chez les Kuna, et ceux qui font le Mal sont punis et rejettés hors de la communauté.
Bien qu'il croient en Babdumad ils n'en ont aucune représentation, ils n'ont dans leurs cases que des totems guerriers qui les protègent des mauvais esprits.
Ils ont pour ces derniers toutes sortes d'attentions, déposent des offrandes devant leurs totems, leur donnent un nom et les invitent à partager leurs repas, ce sont des esprits protecteurs qui les accompagnent et veillent à ce que le Bien les entoure.
Il y a chez les Kuna un homme cultivé qui vit dans la communauté de Rio Sidra, il porte le nom de Robinson et occupe une partie de la petite île qui porte son nom. Il décida dans son enfance d'aller étudier à Panama City, l'histoire, la philosophie et la théologie. Il y apprit aussi l'espagnol et l'anglais.
De retour dans la région de San Blas, il construisit des cabanes rustiques et traditionnelles faites de bambous et recouvertes de feuilles de palmiers. Avec la permission des chefs des tribus il y reçoit des touristes qui viennent visiter ce petit paradis et partager la vie quotidienne et tranquille des Kuna. Il les accueille avec sympathie et simplicité, content de leur faire découvrir son île et celles alentour, il leur enseigne sa culture et les traditions de son peuple.

 

 

Reportage:     Herman Campos, Île de Robinson, San Blas, Panama.Decembre 2008.

Ecrit par :       Pedro Campos Cuevas