911: Brigada especial Halcón.............. (sigue)                  language:   Spain

 

El crimen en San Salvador,

como toda actividad humana tiene sus horas punta, aquí son de las 17h a las 20h cuando los criminales se vuelven más activos, en fin de semana a esas horas las llamadas a la Central de Policía llegan todos los diez minutos :  autobuses atacados, sospechosos en coches, robos a mano armada, asesinatos, etc. Pero el segundo día de patrulla con la 911 los acontecimientos se precipitaron, salimos a las 13h y a las 13h30 tuvimos que partir hacía el mercado antiguo de la capital donde se había cometió un asesinato múltiple, al llegar en situ un espectáculo dantesco nos esperaba: - tres chavales, mareros, habían sido ejecutados con cinco balas en la cabeza, yacen en el suelo, desangrándose poco a poco, uno de ellos lleva todavía el casco con el que escuchaba música. Viendo que no hay nada que hacer por los jóvenes, los polis se despliegan y salen en persecución de los posibles asesinos peinando el barrio y luego otra vez el mercado. Sin éxito.

Mas tarde seguimos con la patrulla, controlamos los ocupantes de los coches sistemáticamente cuando son más de tres ya que los polis saben que los mareros se mueven en grupos.

A propósito de estos, decir que los delincuentes consumen y venden droga, marijuana y « crack », mezcla de heroína y de cocaína sintética. Saber que para pertenecer a una mara (pandilla) el futuro miembro debe pasar por el rito de iniciación llamado « brinco » que consiste en recibir una paliza a base de patadas y golpes por todo el cuerpo dados por los mismos compañeros de mara, y eso durante 18 segundos por la M18 y 13 por la M13.

También algunos afirman que hay que matar a alguien, de preferencia del clan adverso.

Los mareros tienen sus propias leyes así como códigos internos específicos, comunican a través de un vocabulario hermético y un dialecto para enterados, también utilizan gestos codificados, signos con las manos que solo ellos entienden y se interpelan con apodos convenidos. Para sobrevivir, los mareros venden droga y extorsionan todo lo que pueden desde pequeños comercios, vendedores ambulantes hasta los pasajeros de autobuses o las taxis. El botín, la mayoría de las veces no supera uno o dos dólares.

Los polis de la 911 conocen muy bien los mareros, muchos de ellos viven en el mismo barrio, por eso es corriente que tengan que dormir con la pistola bajo la almohada y estar atento al menor ruido, saben que son el objetivo preferido de los jóvenes del barrio porque matándoles se les abriría las puertas de la mara que controla la zona.

De todas maneras, ser poli en El Salvador significa vivir en la Demi-clandestinidad, estar siempre en guardia y marginal izarse dentro de la sociedad, porque una vez que los mareros conocen sus caras se convierten en dianas potenciales y nunca más podrán andar seguros por la ciudad.

A veces los mareros son increíblemente crueles y hacen gala de un ensañamiento incomprensible con sus victimas, como ejemplo, el asesinato de esa mujer encontrada decapitada, caso que escandalizó los salvadoreños: los asesinos abandonaron su cuerpo sin cabeza en un parque y luego dejaron su cabeza en otra calle cercana. Los mareros están dispuestos a todo, uno de los jóvenes arrestados durante la patrulla de noche tiene tres cicatrices en la espalda correspondiente a tres tiros que le hicieron la Brigada 911, un agente me cuenta que una noche quisieron parar el coche robado donde el joven estaba con otros tres tíos dentro, estos últimos abrieron el fuego contra ellos, viéndose forzados en repeler la agresión con las metralletas Galil, luego le dan al coche y los ocupantes pierden el control del mismo, pero no obstante siguen tirando, los polis tiran de nuevo, resultado: tres heridos graves, uno de ellos, este que estamos controlando, a sobrevivido porque las balas han tenido que atravesar el sillón donde estaba sentado antes de darle en la espalda, amortiguando así los impactos. Más tarde lo dejaron libre porque es menor de edad, tiene 15 años.

Los tiroteos son algo corriente para los polis de la 911, no hay ninguno en la brigada que no haya sido tiroteado, por suerte esa noche ninguno de ellos fue herido.

 

 

Reportaje:     Herman Campos, El Salvador, San Salvador, Marzo de 2009

Escrito:          Pedro campos Cuevas

 

 

 

 

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911 : Brigade special Halcon ........(suite)                       Language  :   French

 

 

 

Le crime à San Salvador,

comme toute autre activité humaine a ses heures de pointe, ici c'est de 17h à 20h que les criminels sont les plus entreprenants, en fin de semaine dans ce créneau horaire, les appels à la centrale de police arrivent toutes les dix minutes : autobus rançonnés, suspects dans des voitures , vols à main armée, meurtres, etc. Mais le second jour de patrouille avec la 911 les évenements vont se précipiter, nous partons a 13h et a 13h30 nous recevons un appel qui nous emmène au vieux marché de la capitale oú apparemment un assassinat a été commis, a l'arrivée un spectacle dantesque nous attend: - tois jeunes, mareros, ont été éxecutés de cinq balles dans la tête, ils gisent, là, sur le sol perdant peu à peu tout leur sang, l'un d'eux porte encore les écouteurs avec lequel il écoutait de la musique. Voyant qu'il n'y a plus rien à faire pour eux, les flics remontent en voiture et se lancent à la recherche des asassins qui ne doivent pas être très loin, ils passent au peigne fin le quartier puis reviennent au marché oú ils patrouillent encore. Sans succés. 

Plus tard nous reprenons la patrouille, contrôlant systématiquement les voitures qui ont plus de trois passagers car les agents savent que les mareros se déplacent en groupes. Les délinquants consomment et vendent de la marijuana et du « crack », mélange d'héroïne et de cocaine synthétiques, pour faire partie d'une « mara » (bande) le futur marero devra passer par le rite d'initiation appellé « brinco » qui consiste à se laisser tabasser par les membres de la bande à laquelle il veut appartenir, pendant 18 secondes pour la M18 et 13 secondes par la MS13, certains affirment qu'il faut aussi tuer au moins une personne, généralement du clan adverse.

Les mareros ont leurs lois et leurs codes, ils communiquent entre eux grâce à un vocabulaire qui leur est propre, un dialecte d'affranchis. Ils utilisent aussi des signes codifiés qu'ils sont seuls à comprendre et s'interpellent par des surnoms convenus. Pour survivre matériellement, à part la vente de drogue, c'est l'extorsion qui est de mise, les objectifs sont divers, personnes dans la rue, petits commerces ou autobus qui sont rançonnés quotidiennement, la rançon est souvent de un ou deux dollars.

Les flics de la 911 connaissent bien les mareros, ils vivent souvent dans les mêmes quartiers, l'un d'eux dort avec le flingue sous l'oreiller et se lève au moindre bruit, il sait qu'il est un objectif tout désigné pour les jeunes du quartier qui voudraient le tuer pour être admis dans une des maras. D'ailleurs au Salvador, être flic signifie vivre dans la semi-clandestinité, être constamment en garde et se marginaliser de la société car une fois que les mareros connaissent leur visage ils deviennent des cibles potentielles et ne seront plus jamais en securité dans la cité.  

Parfois les mareros sont incroyablement cruels et font preuve d'un hacharnement incompréhensible envers leurs victimes, à titre d'exemple le meurtre de cette femme retrouvée décapitée qui scandalisa particulièrement les salvadoriens : les meurtriers abandonnèrent son corps décapité dans un parc et sa tête dans une rue voisine.

Les mareros sont prêts à tout, l'un des jeunes arrêtés lors d'une patrouille de nuit a trois cicatrices dans le dos correspondant à trois impacts de balle, il n'a pas 16 ans, les policiers me racontent qu'un soir ils voulurent arrêter une voiture volée avec quatre types à l'intérieur, ces derniers ouvrent le feu, eux ripostent avec les mitraillettes Galil et atteignent le véhicule qui devient incontrôlable, les occupants tirent encore et eux ripostent à nouveau, résultat : trois bléssés graves, l'un d'eux est celui que nous contrôlons, il a survécu car les sièges ont amorti l'impact des balles. Plus tard il restera libre, étant mineur il ne peut être condamné.

Les échanges de coups de feu sont monnaie courante pour les policiers de la 911, chacun d'eux à essuyé le tir d'armes automatiques, cette fois-là aucun d'eux ne fut atteint.

 

 

 

Reportage :             Herman Campos. El Salvador, San Salvador, Mars 2009.

Ecrit par    :              Pedro Campos Cuevas